SADC en Namibie : « Toutes les sensibilités à inclure dans le dialogue »
En marge du 30e Sommet de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), le président de l’équipe conjointe de la médiation, Joaquim Chissano a déclaré que « le processus lancé actuellement entre les parties malgaches est en bonne voie ». En quelque sorte, la SADC encourage ce processus malgacho-malgache mais joue toutefois la carte de la prudence. « On se demande si les Malgaches vont se mettre d’accord pour aboutir à un consensus le plus large possible », a mentionné l’ancien président mozambicain. Jusqu’à l’instant où nous écrivons cet article, aucune information sur les résolutions prises au cours de ce sommet n’a été publiée. Cependant, l’on a pu apprendre que « la SADC ne veut reconnaître aucun accord tant qu’elle n’a pas l’assurance que toutes les sensibilités sont incluses dans les discussions ». En effet, cette organisation régionale réclame la participation des mouvances Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana dans l’accord politique signé vendredi dernier entre le président de la HAT, Andry Rajoelina, et les différents chefs de partis regroupés au sein de l’Espace de concertation.
Bureau de liaison.
Pour veiller sur le respect de la consensualité et de l’inclusivité dans l’application de cet accord, la SADC prévoit de mettre en place un bureau de liaison à Antananarivo. Par ailleurs, Joaquim Chissano a déclaré sur RFI que « les parties malgaches sont en train de se concerter, et je suis de près cette question. Je vais m’entretenir avec eux, et si nécessaire je retournerai à Madagascar ou alors une délégation de la médiation va s’y rendre ». Malgré les blocages venant de toutes parts contre cet accord politique et la divergence d’opinions, l’on constate que la communauté internationale et la SADC, en particulier, sont en train de fléchir leur position quant à la résolution de la crise à Madagascar.
Davis R
Source : Midimadagasikara 8-18-10


