Maurice invitée à développer l’agriculture sur 23 500 hectares au Mozambique
Le gouvernement a lancé un appel à candidatures pour des projets agricoles ou d’énergies renouvelables à être développés au Mozambique.

Cette initiative a été prise suite à la mise à disposition de Maurice de 23 500 hectares de terres par le gouvernement mozambicain. Ces terres louées à bail à Maurice se trouvent dans les provinces de Maputo – 18 500 hectares – et de Manica – 5 000 hectares.
Le développement de ces terres cadre avec la politique de Maurice d’assurer une meilleure sécurité alimentaire. Ce programme au Mozambique est géré par la Regional Development Co Ltd, une compagnie incorporée spécifiquement pour ce projet.
Le gouvernement est le principal actionnaire de cette compagnie dont l’objectif est de promouvoir la sécurité alimentaire régionale et d’autres développements à caractère régional.
Les entrepreneurs sont donc invités à soumettre des projets agricoles, incluant la transformation agro-alimentaire, les services de soutien ou les énergies vertes. Ils devront décliner les spécifications techniques et financières de leurs projets. Chaque proposition doit tenir sur une superficie de 5 000 hectares, au maximum.
Parmi les possibilités d’exploitation identifiées figurent la culture du riz, la production de mini légumes (baby vegetables), l’horticulture, l’élevage de bétail - cabri ou porc -, la production de lait, la production de fruits, la culture vivrière (pommes de terre, oignons, tomates), et la production de biocarburants, notamment.
Dans les régions où se trouvent les terres allouées à Maurice, la production d’électricité est assurée et ne coûte pas cher. L’eau est disponible en abondance grâce à une rivière toute proche. La main-d’œuvre est également disponible dans les villages des alentours. Les services tels que les banques, l’administration publique ou les services d’appoints à l’agriculture sont disponibles à la ville la plus proche, Chiomio, qui est à 130 kilomètres.
La sécurité alimentaires est un enjeu stratégique important pour un petit pays comme Maurice qui importe l’essentiel de son alimentation (net food importer). A travers la coopération régionale, Maurice cherche à agrandir son espace économique et à réduire sa dépendance de l’importation.
Maurice est déjà présente dans le domaine de l’agro-industrie au Mozambique, à travers la propriété sucrière de Marromeu du groupe Lagesse, ou encore dans la production de poulet avec la compagnie Innodis.
Source : LexpressMu 8-26-10


