La FIGN lance un ultimatum de 24 heures

 Les éléments de la Force d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN)

Les éléments de la Force d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) basée au Fort Duchesne ont réinstallé les barrages aux alentours de ladite caserne, hier. En effet, la Force d’Intervention donne un ultimatum de 24 heures aux autorités actuelles afin de publier les résultats de l’enquête concernant l’affaire de la somme de 2,500 milliards offerte par l’ancien président Ravalomanana pour les Gendarmes au cours de la crise 2009.

Joint par téléphone hier, le Lieutenant-colonel Randrianjafy Raymond, porte-parole des troupes de la FIGN a notamment déclaré qu’ « à la fin de cet ultimatum, le risque d’affrontement entre Gendarmes n’est pas à exclure car il est fort possible que les éléments de la FIGN fassent une descente au Toby Ratsimandrava pour concrétiser cette revendication ».

Faut-il rappeler que mis à part les résultats de cette enquête, la FIGN réclame également la démission du numéro Un de la Gendarmerie actuelle, le Général Bruno Razafindrakoto et l’arrestation des deux éléments des Forces de l’ordre, accusés d’avoir reçu cette somme de la part de l’intermédiaire de l’ancien président.

Mise en garde.

A la fin de cet ultimatum, les troupes de Fort Duchesne prévoient de lancer des actions sévères afin d’exprimer leur mécontentement.

Par ailleurs, le Lieutenant-colonel sus-mentionné a lancé une mise en garde contre toutes personnes ou entités étrangères à la Gendarmerie qui essayent de s’immiscer dans cette affaire. « Cette affaire ne concerne que la Gendarmerie », a-t-il soutenu. Et de laisser entendre que « d’après les informations qui nous sont parvenues, les résultats de l’enquête ont confirmé l’existence de cette somme ». Une déclaration qui contredit l’annonce des leaders des Forces armées qui ont nié catégoriquement son existence.

A noter qu’une réunion a eu lieu hier soir à Fort Duchesne. L’occasion pour les éléments de la FIGN de prendre des décisions sur la suite de leur revendication. En tout cas, le porte-parole de cette force d’intervention a annoncé que « les barrages installés aux alentours de la caserne seront maintenus jusqu’à l’obtention de réponses favorables à ces revendications ».

Source : Midi-Madagasikara 3-4-10